Géo J’aime a fait la rencontre de Maevane Quessart, 28 ans, cheffe de projet géomaticienne à Publidata. Curieuse et ambitieuse, elle crée des applications avec des cartes pour aider les citoyennes et citoyens à mieux s’organiser.
C’était quand la première fois que tu as entendu parler de géomatique ?
Finalement, assez tard : c’est à l‘Université que j’ai entendu ce mot pour la première fois ! Tout de suite, j’ai adoré. Cette science est très utile dans la vie de tous les jours. La géomatique est un peu différente de la géographie qu’on apprend à l’école. Par exemple, je me souviens que je n’aimais pas beaucoup apprendre par cœur les noms des capitales, et je ne les connais toujours pas toutes ! Avec la géomatique, on peut créer des plans, des cartes sur ordinateur ou bien calculer plein de statistiques ! C’est un peu comme dessiner le monde. Chaque jour, on va s’intéresser à un endroit et mieux comprendre comment il fonctionne. Et avec une simple carte, on peut expliquer beaucoup de choses grâce aux couleurs, aux symboles et aux formes. Parfois bien plus facilement qu’avec un long texte.
Tu fais quoi dans ton travail ?
Je travaille pour des villes et avec mon ordinateur, je crée des applications qui utilisent des cartes. Elles aident les gens à mieux s’occuper de leurs déchets. En les consultant, ils peuvent savoir où déposer les déchets, comment aider au tri et au recyclage. Par exemple, tu peux découvrir tous les lieux de réemploi de ta ville : c’est un peu le Google Maps des déchets ! Grâce à mon travail, les citoyens et citoyennes réduisent les erreurs de tri. C’est ma petite contribution à l’écologie. Depuis peu, je fais aussi des cartes pour que les villes se préparent aux inondations.
Une inondation arrive quand il pleut beaucoup et que les rivières débordent. L’eau peut envahir les rues et les maisons. Avec les cartes, une ville peut voir les endroits qui risquent d’être inondés. Elle repère les maisons, les écoles ou les routes qui peuvent être touchées… et prévenir à l’avance les habitants. La ville peut aussi décider de construire des protections contre l’eau, comme des bassins qui retiennent l’eau, pour éviter trop de dégâts.


Quelles sont les qualités pour réussir dans ce métier ?
Il faut être curieux ! La géomatique est une science qui évolue beaucoup. De nouveaux outils et technologies apparaissent souvent. Il faut aimer découvrir de nouvelles choses toute sa vie. Par exemple, il est nécessaire d’apprendre à se servir de nouveaux logiciels sur ordinateur. Mais c’est ce qui rend ce métier si passionnant. Dans ce métier, on travaille souvent avec d’autres personnes. Il faut aimer travailler à plusieurs, discuter et partager ses idées pour trouver des solutions. Ce n’est pas toujours facile, car chacun peut avoir un avis différent. Et puis, quand on dirige une équipe, il est nécessaire d’être organisé et savoir prendre des décisions. Il faut vérifier que chacun fait bien son travail et que le projet avance correctement. Un brin de patience semble donc aussi nécessaire !
Comment devient-on chef de projet géomaticien ?
Il y a plusieurs manières d’y arriver. Dans mon cas, après le bac, je suis allée à l’Université à Rennes. J’y ai étudié la géographie pendant trois ans. Cela s’appelle une licence. Ensuite, j’ai continué mes études avec un master qui est une formation de deux ans pour se spécialiser. C’était le Master SIGAT, Sciences de l’information géographique et analyse des territoires de Rennes. J’ai appris à utiliser des cartes numériques et des outils pour comprendre les territoires. Une fois diplômée, j’ai rapidement trouvé un travail dans ce domaine qui m’intéresse depuis toute petite : l’environnement.

